Indépendance: « Le Togo n’a rien fait depuis 50 ans »

C’est ce que dit Kofi Yamgnane :

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Bien sûr, la réflexion de cet ancien ministre et candidat à la présidentielle du Togo est à prendre avec précaution; cependant on ne peut  plus soutenir aujourd’hui que les pays africains devenus indépendants connaissent paix et prospérité.

 

Guy d’Aulrois


Archives pour la catégorie Histoire de France

Louis XVI…le Bon !

 

Louis XVI...le Bon ! dans Ancien Régime Portrait_de_Louis_XVI-246x300
Le grand maître de la Terreur, Robespierre, votait la mort du Roi en déclarant « La clémence qui compose avec la tyrannie est barbare »
Aujourd’hui, encore une majorité de français restent victimes de la propagande hideuse de ce tyran sanguinaire comme la Révolution Française en a malheureusement compté…

Le 21 janvier 1793, Louis XVI, Roi de France est guillotiné place Louis XV, aujourd’hui place de la Concorde.

Mais savez-vous vraiment qui était Louis XVI et ce qu’il a fait durant son règne ?

Quelques éléments de réponse pour montrer à quel point ce roi était « d’ancien régime », loin de l’imagerie révolutionnaire pourtant toujours d’actualité.

- Louis XVI mesurait plus d’un mètre quatre vingt dix et disposait d’une force musculaire colossale.

- Louis XVI décida de soulager son peuple, en le dispensant du « droit de joyeux avènement », impôt perçu à chaque changement de règne.

- Louis XVI créa le corps des pompiers.

- Louis XVI autorisa l’installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.

- Louis XVI créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l’usure et venir en aide aux petites gens.

- Louis XVI abandonna aux équipages de ses vaisseaux le tiers de la valeur des prises, qui lui était réservé en temps de guerre.

- Louis XVI décida d’aider l’abbé de l’Epée dans son oeuvre pour l’éducation des « Sourds-muets sans fortune » auxquels il enseignait un langage par signes de son invention. Le roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l’avis de l’archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme.

- Louis XVI dota l’école de Valentin Hauÿ pour les aveugles.

- Louis XVI donna l’ordre à ses commandants de vaisseaux de ne point inquiéter les pêcheurs anglais et obtint ainsi du gouvernement anglais la réciprocité pour les pêcheurs français.

- Louis XVI donna aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l’autorisation de leur mari ou tuteur.

- Louis XVI ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis « comme les propres sujets du Roi », 90 ans avant la première Convention de Genève.

- Louis XVI fit abolir le servage et la mainmorte dans le domaine royal, et le droit de suite qui permettait aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine.

- Louis XVI ordonna l’abolition de la question préparatoire et préalable (torture).

- Louis XVI accorda le premier le droit de vote aux femmes dans le cadre de l’élection des députés de l’assemblée des Etats-Généraux.

- Louis XVI fit construire à ses frais des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons.

- Louis XVI s’inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès. Par ailleurs, il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu’un droit d’annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès.

- Louis XVI supprima de très nombreuses charges de la maison du Roi (plus d’un tiers).

- Louis XVI permit aux femmes d’accéder à toutes les maîtrises.

- Louis XVI finança tous les aménagements de l’Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.

- Louis XVI employa le premier l’expression de  » justice sociale « .

- Louis XVI fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd’hui nommé Hôpital des Enfants-Malades.

- Louis XVI créa le Musée des Sciences et Techniques, futur centre national des Arts et Métiers.

- Louis XVI fonda l’école des Mines.

- Louis XVI finança sur ses propres fonds les expériences d’aérostation des frères Montgolfier.

- Louis XVI également les expériences de Jouffroy d’Abbans pour l’adaptation de la machine à vapeur à la navigation.

- Louis XVI exempta les juifs du péage corporel et autres droits humiliants, fit construire les synagogues de Nancy et de Lunéville et permit aux juifs l’accès à toutes les maîtrises dans tout le ressort du Parlement de Nancy.

- Louis XVI accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784.

- Louis XVI accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime.

- Louis XVI demanda l’établissement annuel de la balance du commerce.

- Louis XVI créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.

- Louis XVI accorda l’état-civil aux protestants.

Bien sûr , cette liste n’est pas exhaustive mais elle permet d’entrevoir rapidement à quel point l’Histoire peut être mise à mal lorsqu’elle se trouve à la merci de la passion des hommes

Guy d’Aulrois

Le Testament Politique de Louis XVI

Le Testament Politique de Louis XVI dans Ancien Régime 

« Louis XVI n’a jamais été aussi proche de la Révolution qu’en fuyant à Varennes »

Lu sur le site des Manants du Roi, en date du 24 mai 2009:

« Œuvre » politique majeure, le testament politique de Louis XVI est maintenant complet. Seize pages en date du 20 juin 1791… La dernière page de ce manuscrit se cachait dans une collection américaine. Gérard Lhéritier, président d’Aristophil, société qui achète des manuscrits anciens et propose ensuite à des collectionneurs de devenir en partie propriétaires de ces documents (tout en les conservant dans son Musée des lettres et manuscrits), vient de l’acquérir…

Un grand merci à nos amis de la Charte de Fontevrault de nous avoir prévenu de cette nouvelle!

Portemont, le 24 mai 2009



Jeudi 21 mai 2009


LE TEXTE ORIGINAL DU TESTAMENT POLITIQUE DU ROI LOUIS XVI RETROUVÉ.

Le testament politique de Louis XVI retrouvé
Jacques de Saint Victor
19/05/2009 | Mise à jour : 19:38 |

La dernière page du manuscrit, qui en compte seize en tout, racheté par un collectionneur français. Louis XVI termine son message par ces mots :
« Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d’une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n’aura-t-il pas d’oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu’une Constitution qu’il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l’état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu’enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.»

Avant de fuir en juin 1791, le roi de France avait rédigé un texte pour se justifier. Le manuscrit, qui avait disparu, a été découvert aux États-Unis.
Il avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d’être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens. Le testament politique de Louis XVI est une œuvre politique majeure, datant de la fuite à Varennes, dans la nuit du 20 juin au 21 juin 1791.
Avant de partir, Louis XVI a probablement quelques scrupules. Il pense enfin pouvoir échapper à l’Assemblée constituante mais il ne veut pas quitter Paris sans laisser un document expliquant les raisons de sa fuite.

Il entend s’adresser à son peuple.

Aussi rédige-t-il cette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages in quarto, qui deviendra, selon la tradition historique, son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu’il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l’échafaud et qui est plus personnel et moral). Le roi demandera à La Porte, son intendant, de déposer le lendemain de sa fuite cette Déclaration sur le bureau du président de l’Assemblée, qui est alors Alexandre de Beauharnais.

L’histoire se télescope : celui qui recueille le testament du dernier roi de l’Ancien Régime n’est autre que le premier époux de Joséphine, la future impératrice des Français ! Le monde est petit.

Dans ce texte long et parfois assez mal structuré, Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde. Au moment de le rédiger, il se sent libéré des contraintes, des faux-semblants et des réserves qu’il a toujours dû s’imposer depuis le début de la Révolution. Il déclare même, au moment de partir, qu’«une fois le cul sur la selle, il serait tout autre». Se voyant déjà loin de Paris et de l’Assemblée, il livre sa véritable conception des événements révolutionnaires, depuis la réunion des États généraux, et exprime son idéal politique, une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.

C’est donc un texte d’une portée considérable.
Dans sa biographie de Louis XVI, Jean-Christian Petitfils, insiste à juste titre sur son caractère essentiel pour bien comprendre l’évolution de la pensée du monarque : «La plupart des historiens, écrit Petitfils à propos de la déclaration royale, ne lui ont pas donné l’importance qu’elle mérite. Ils l’ont soit négligée, soit hâtivement lue et commentée» (1).
Son contenu n’était en effet pas ignoré des savants, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents parlementaires, notamment les Archives parlementaires (publiées sous le Second Empire), mais l’original avait disparu.
C’est lui qui vient enfin d’être retrouvé.
Il ne fait aucun doute qu’il s’agit du document authentique.
Son acquéreur, Gérard Lhéritier, président de la société Aristophil, une société qui achète des manuscrits anciens et propose ensuite à des collectionneurs de devenir en partie propriétaires de ces documents (tout en les conservant dans son Musée des lettres et manuscrits), insiste sur son caractère unique. «C’est une pièce exceptionnelle, vibrante d’histoire, que nos experts ont pu retrouver aux États-Unis.»

Cette certitude est confirmée par des spécialistes de grand renom, comme Thierry Bodin, expert en autographes près la cour d’appel de Paris. Pour ce dernier, la paternité du document est évidente. «C’est la signature du roi et, surtout, il a été paraphé et signé par le président de l’Assemblée nationale, Alexandre de Beauharnais.» D’autant que la prise de Gérard Lhéritier est double.

Il y a non seulement le document en lui-même mais un autre manuscrit de huit pages rédigées par le propre frère de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII. Ce texte avait été demandé par le roi à son frère peu de temps avant son départ, afin que celui-ci retrace les injustices subies par la famille royale depuis 1789. C’était une manière d’impliquer le comte de Provence dans le projet de fuite et le contraindre, par la même occasion, de quitter Paris le même jour (le roi craignait que son frère, qui n’avait pas toujours été tendre avec le couple royal, ne cherche à profiter de son départ pour se hisser sur le trône). Jugées trop agressives à l’égard de l’Assemblée, les remarques du comte de Provence ne furent pas toutes reprises par Louis XVI, qui commentera puis écartera ces huit pages.

Pièce à charge lors du procès du roi

Comment un tel trésor a-t-il pu s’évanouir dans la nature ? La plupart des historiens et des spécialistes avouent leur ignorance sur les circonstances de la disparition de ces documents capitaux. C’est un mystère digne du Da Vinci Code. Jean-Christian Petitfils rappelle que ce n’est pas le seul document officiel qui ait disparu sous la Révolution. Il suffit de songer, dans un autre registre, au vol des diamants de la Couronne. Selon Thierry Bodin, le document devait probablement avoir été conservé jusqu’au procès de Louis XVI qui s’ouvre en décembre 1792. «Il disparaît ensuite, sans laisser de trace.» Certains pensent qu’il aurait pu, au milieu du XIXe siècle, faire partie du fonds d’un collectionneur fameux, Étienne Charavay, mais il ne figure pas dans la vente des manuscrits de ce dernier. D’autres évoquent la possibilité qu’il ait été dans le fonds de Feuillet de Conches, autre collectionneur célèbre du XIXe siècle, qui a publié des Lettres et documents inédits de Louis XVI (1864-1873), mais où les documents les plus authentiques côtoient les faux les plus étonnants. Il faut se rendre à l’évidence : on ne sait pas comment le manuscrit a pu disparaître pour ensuite quitter le territoire. Son existence est signalée dans les années 1950, à l’occasion d’une vente Hennessy, mais le document original n’y figure pas. Puis on perd définitivement sa trace jusqu’à son acquisition aujourd’hui par la société Aristophil. Un mystère surprenant, alors même que ce texte a eu, dans la vie du monarque, un rôle on ne peut plus funeste.

Car la Déclaration fut en effet une des pièces à charge lors du procès du roi sous la Terreur. Ainsi, le rapport d’accusation, lu par Lindet le 10 décembre 1792, à la Convention, le cite précisément et l’utilise pour prouver la duplicité du roi et ses mauvaises intentions.

«C’était sans doute le Manifeste destiné à plonger la France dans les horreurs de la guerre civile, écrit Lindet. (…) Son Manifeste du 20 juin atteste ses intentions hostiles ; il voulait le renversement de l’État, puisqu’il ne voulait ni les lois, ni la Constitution qu’il avait juré de maintenir» (2). Indéniablement, cette Déclaration a contribué à poser Louis XVI en ennemi de la Révolution. Mais que dit précisément le texte ? En réalité, le roi est loin d’avoir rédigé un brûlot contre-révolutionnaire. Il ne se résout certes pas à l’abaissement de la monarchie. Il juge que les réformes de l’Assemblée et l’attitude des clubs, «calomniateurs et incendiaires», ont porté atteinte à «la dignité de la Couronne de France». Il s’en prend notamment au refus, par l’Assemblée, de lui accorder un droit de veto absolu (il n’est que «relatif»), au poids excessif des comités de la Constituante, notamment le Comité des recherches qui exerce, selon le roi, «un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu’aucun de ceux dont l’histoire ait jamais fait mention».

Le monarque n’avait jamais été aussi conciliant

Le roi critique aussi l’excessive décentralisation, la suppression de son droit de grâce, etc. Mais, sur le plan social, il se rallie pourtant à la révolution juridique de l’été 1789 ; il ne rejette plus l’abolition des ordres, comme dans sa Déclaration du 23 juin 1789. Il admet l’égalité civile et insiste même sur les réformes qu’il avait cherché à faire, notamment en 1787, en matière fiscale, afin que les privilégiés ne bénéficient plus d’exemptions indues. Il conclut, sur le ton de l’époque : «Français, et vous surtout Parisiens (…), revenez à votre roi ; il sera toujours votre père, votre meilleur ami.»

La rédaction du texte lui a pris à peu près quatre ou cinq mois de réflexion. Il y a travaillé seul, à l’insu de ses ministres, et il n’y associera son frère qu’à la dernière minute, le samedi 18 juin, comme en témoigne ce dernier. On sait comment tout cela finira. Son arrestation à Varennes va, comme le rappelle Mona Ozouf, se révéler fatale pour la monarchie (3). La déclaration du roi se montrera bien incapable de lui sauver la mise. Bien au contraire. Le prestige de la monarchie sera pour jamais terni par cette équipée malheureuse.

Pourtant, comme le remarque à juste titre Jean-Christian Petitfils, ce testament politique de Louis XVI prouve que le roi n’avait jamais été aussi conciliant. C’est ce triste paradoxe que met en évidence le document laissé à l’Assemblée : «Jamais Louis XVI n’avait été aussi proche de la Révolution qu’en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d’une impossible Constitution» (4). De toute cette histoire tragique, il ne reste plus aujourd’hui qu’un seul témoignage, ce manuscrit oublié.

L’abolition de l’esclavage

L'abolition de l'esclavage dans Histoire de France 310px-Biard_Abolition_de_l%27esclavage_1849 

 

          Non la France n’a pas à rougir, elle fut un des premiers pays au monde à avoir aboli l’esclavage. Déjà au temps de Louis X le Hutin, une ordonnance royale en 1315 proclamait que le sol français affranchissait quiconque y posait le pied. Ensuite ce fut bien plus tard Charles X qui en 1830 lança ses armées pour coloniser l’Algérie qui était ne l’oublions pas, de par le port d’Alger, un des plus grands repères de trafficants d’esclaves.

Certes la France a participé comme tout le monde au traffic d’esclave (à l’extérieur du sol français), mais c’est aussi elle qui comme l’angleterre, par le biais des colonies permit son abolition…

Ainsi l’image des blancs esclavagistes des noirs et des arabes est vraiment très approximative pour ne pas dire erronnée.

Voici ce qu’en pense Eric Zemmour :

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