L’abolition de l’esclavage

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          Non la France n’a pas à rougir, elle fut un des premiers pays au monde à avoir aboli l’esclavage. Déjà au temps de Louis X le Hutin, une ordonnance royale en 1315 proclamait que le sol français affranchissait quiconque y posait le pied. Ensuite ce fut bien plus tard Charles X qui en 1830 lança ses armées pour coloniser l’Algérie qui était ne l’oublions pas, de par le port d’Alger, un des plus grands repères de trafficants d’esclaves.

Certes la France a participé comme tout le monde au traffic d’esclave (à l’extérieur du sol français), mais c’est aussi elle qui comme l’angleterre, par le biais des colonies permit son abolition…

Ainsi l’image des blancs esclavagistes des noirs et des arabes est vraiment très approximative pour ne pas dire erronnée.

Voici ce qu’en pense Eric Zemmour :

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Archive pour mars, 2011

Lorsqu’un Roi de France nous fait une leçon de démocratie…

          

          La révolution française de 1789 et celles qui ont suivi ont souvent dénoncé la monarchie comme tyranique et vanté la république comme démocratique.

Pourtant, la démocratie installée par les révolutionnaires est bien loin de son origine première.

Il y a de surcroît, et ce n’est plus une surprise, une différence aussi flagrante que consternante entre la démocratie en théorie, et celle en pratique.

Aujourd’hui de bien grands mots sont invoqués au nom de la démocratie par ceux qui piétinent sans scrupule notre histoire.

Voici une belle leçon que nous donne bien avant que nous arrivions au monde un de » ces tyrans de l’histoire de notre pays »…

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    Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre,

    À tous ceux qui ces présentes verront, salut.

   La divine providence, en nous rappelant dans nos États après une longue absence, nous a imposé de grandes obligations. La paix était le premier besoin de nos sujets : nous nous en sommes occupé sans relâche ; et cette paix si nécessaire à la France comme au reste de l’Europe, est signée. Une charte constitutionnelle était sollicitée par l’état actuel du royaume ; nous l’avons promise, et nous la publions. Nous avons considéré que, bien que l’autorité tout entière résidât en France dans la personne du roi, nos prédécesseurs n’avaient point hésité à en modifier l’exercice, suivant la différence des temps ; que c’est ainsi que les communes ont dû leur affranchissement à Louis le Gros, la confirmation et l’extension de leurs droits à saint Louis et à Philippe le Bel ; que l’ordre judiciaire a été établi et développé par les lois de Louis XI, de Henri Il et de Charles IX ; enfin, que Louis XIV a réglé presque toutes les parties de l’administration publique par différentes ordonnances dont rien encore n’avait surpassé la sagesse.   

    Nous avons dû, à l’exemple des rois nos prédécesseurs, apprécier les effets des progrès toujours croissants des lumières, les rapports nouveaux que ces progrès ont introduits dans la société, la direction imprimée aux esprits depuis un demi-siècle, et les graves altérations qui en sont résultées : nous avons reconnu que le voeu de nos sujets pour une charte constitutionnelle était l’expression d’un besoin réel ; mais en cédant à ce vu, nous avons pris toutes les précautions pour que cette charte fût digne de nous et du peuple auquel nous sommes fiers de commander. Des hommes sages, pris dans les premiers corps de l’État, se sont réunis à des commissions de notre conseil, pour travailler à cet important ouvrage.   

    En même temps que nous reconnaissions qu’une constitution libre et monarchique devait remplir l’attente de l’Europe éclairée, nous avons dû nous souvenir aussi que notre premier devoir envers nos peuples était de conserver, pour leur propre intérêt, les droits et les prérogatives de notre couronne. Nous avons espéré qu’instruits par l’expérience, ils seraient convaincus que l’autorité suprême peut seule donner aux institutions qu’elle établit, la force, la permanence et la majesté dont elle est elle-même revêtue ; qu’ainsi lorsque la sagesse des rois s’accorde librement avec le vu des peuples, une charte constitutionnelle peut être de longue durée ; mais que, quand la violence arrache des concessions à la faiblesse du gouvernement, la liberté publique n’est pas moins en danger que le trône même. Nous avons enfin cherché les principes de la charte constitutionnelle dans le caractère français, et dans les monuments vénérables des siècles passés. Ainsi, nous avons vu dans le renouvellement de la pairie une institution vraiment nationale, et qui doit lier tous les souvenirs à toutes les espérances, en réunissant les temps anciens et les temps modernes.   

    Nous avons remplacé, par la chambre des députés, ces anciennes assemblées des champs de mars et de mai, et ces chambres du tiers état, qui ont si souvent donné tout à la fois des preuves de zèle pour les intérêts du peuple, de fidélité et de respect pour l’autorité des rois. En cherchant ainsi à renouer la chaîne des temps, que de funestes écarts avaient interrompue, nous avons effacé de notre souvenir, comme nous voudrions qu’on pût les effacer de l’histoire, tous les maux qui ont affligé la patrie durant notre absence. Heureux de nous retrouver au sein de la grande famille, nous n’avons su répondre à l’amour dont nous recevons tant de témoignages, qu’en prononçant des paroles de paix et de consolation. Le voeu le plus cher à notre coeur, c’est que tous les Français vivent en frères, et que jamais aucun souvenir amer ne trouble la sécurité qui doit suivre l’acte solennel que nous leur accordons aujourd’hui.   

    Sûrs de nos intentions, forts de notre conscience, nous nous engageons, devant l’assemblée qui nous écoute, à être fidèle à cette charte constitutionnelle, nous réservant d’en juger le maintien, avec une nouvelle solennité, devant les autels de celui qui pèse dans la même balance les rois et les nations.   

    À ces causes,   

    Nous avons volontairement, et par le libre exercice de notre autorité royale, accordé et accordons, fait concession et octroi à nos sujets, tant pour nous que pour nos successeurs, et à toujours, de la charte constitutionnelle qui suit :

    Article premier. Les Français sont égaux devant la loi, quels que soient d’ailleurs leurs titres et leurs rangs.

    Article 2. Ils contribuent indistinctement, dans la proportion de leur fortune, aux charges de l’État.

    Article 3. Ils sont tous également admissibles aux emplois civils et militaires.

    Article 4. Leur liberté individuelle est également garantie, personne ne pouvant être poursuivi ni arrêté que dans les cas prévus par la loi, et dans la forme qu’elle prescrit.

    Article 5. Chacun professe sa religion avec une égale liberté, et obtient pour son culte la même protection.

    Louis XVIII, Roi de France et de Navarre

     Nous n’avons décidemment rien inventé…

    Guy d’Aulrois

La position de l’Eglise sur le mariage des prêtres

 

Voici une question qui revient très souvent et une partie des catholiques reproche à l’Eglise et en particulier au Vatican d’interdire le mariage des prêtres.

Bien que la réponse fût maintes fois donnée et justifiée, le diocèse de Nanterre propose sur le site   http://catholique-nanterre.cef.fr     un bref récapitulatif des raisons:  

 

 

Pourquoi les prêtres catholiques de rite latin ne peuvent-ils pas se marier ?

L’Église catholique de rite latin n’ordonne prêtres que des hommes célibataires pour la raison qu’il y a une « convenance » entre la vie et le ministère des prêtres et le célibat. Le célibat des prêtres est fondé sur l’imitation du Christ, sur la fonction du prêtre représentant du Christ tête de la communauté et sur la disponibilité du prêtre au service de l’Église. - Saint Paul estime qu’il est bon d’être célibataire, comme il l’est lui-même, parce qu’ainsi on est davantage libre de « s’occuper des affaires du Seigneur » (1 Co 7,1,7, 8, 32-34). L’engagement pour toute la vie est le signe d’une consécration totale au Christ. Le célibat sacerdotal  a ainsi une motivation évangélique et apostolique. Le prêtre choisit de vivre le célibat à l’exemple de Jésus et par son célibat il acquiert une paternité spirituelle.

Histoire du célibat des prêtres    

Le célibat des prêtres, depuis quand ? 

A l’origine, les prêtres pouvaient se marier et il n’y avait que les moines qui étaient célibataires. C’est en Occident, au IVème siècle, qu’ est apparue une idée du prêtre sur le modèle du célibat des moines, et cette idée a mis du temps à s’imposer au cours du Moyen-Âge. Du VIIème au XIème siècle la majorité des prêtres étaient mariés. -  L’histoire de l’obligation du célibat des prêtres est complexe. En 1074 , le Pape Grégoire VII dit que quiconque doit être ordonné, doit faire d’abord vœu de célibat.

En Orient, la distinction entre le prêtre marié et le moine célibataire s’est maintenue, tout prêtre devant être ou marié ou moine, autrement dit faire partie d’une communauté religieuse ou familiale. Lorsque l’on est prêtre, on ne peut plus se marier, il faut donc se marier avant d’être ordonné. Les évêques sont choisis parmi les prêtres moines et non parmi les prêtres mariés. Il existe des églises orientales unies à Rome dans lesquelles on ordonne prêtres des hommes mariés, par exemple des églises de rite byzantin, ukrainien, maronite …Il en est ainsi dans beaucoup de pays du Moyen Orient. Il y a ainsi environ 5000  prêtres orientaux catholiques mariés. 

Dans certain cas, l’Église peut-elle autoriser le mariage des prêtres de rite latin ?

Pendant 20 ans, Jean Paul II a donné son autorisation à plus de 220 ordinations d’hommes mariés, le plus souvent pères de famille, anciens pasteurs protestants ou anglicans convertis au catholicisme.

Quelle est la position de l’Église vis à vis du mouvement qui demande le mariage des prêtres ?

Il y a actuellement dans l’Église un mouvement qui réclame la possibilité de se marier pour les prêtres de rite latin. Le Vatican a pris position contre ce mouvement  dans le Directoire  pour le ministère et la vie des prêtres,  Le célibat sacerdotal § 57-60  (31 janvier 1994)  

Si les prêtres pouvaient se marier n’y aurait-il pas plus de prêtres ?

C’est possible, mais ce n’est pas certain. En effet chez les pasteurs protestants qui se marient, il y a une crise des vocations. De plus le traitement du prêtre serait faible pour faire vivre une famille, si le prêtre n’avait pas un travail professionnel par ailleurs. Enfin le secret de la confession crée des liens qui peut poser des problèmes dans la vie d’un couple.

Que deviennent les prêtres qui se marient ? 

Les prêtres qui se marient n’ont plus de ministère sacerdotal. Ils ne peuvent pas faire un mariage religieux, sauf s’ils obtiennent de Rome une « réduction à l’état laïc » Celle-ci n’est pas souvent accordée actuellement, alors qu’elle était fréquente il y a quelques années. 

 

 

Le Catholicisme est une religion qui est ce qu’elle est, on peut ne pas y adhérer mais on ne peut lui reprocher de vouloir rester cohérente au fil du temps.

L’Eglise Catholique maintient le célibat des prêtres par cohérence avec son enseignement mais aussi par mesure de prudence surtout dans le monde dans lequel nous vivons. (en plus bien sûr des raisons énoncées ci-dessus)

On ne peut pas reprocher aux catholiques de ne pas être protestants et inversement.
(rappelons en effet que l’adoption de ces réformes par l’Eglise Protestante ne l’a pas aidée dans la crise dans laquelle elle est plongée…)

Guy d’Aulrois

La Laïcité et Dieu

Alors que la laïcité, grand nom magique invoqué à tort et à travers par de nombreux politiciens, est principalement définie par un rejet de tout signe religieux dans le domaine public ou bien à l’inverse par une cohabitation forcée de toutes les religions ainsi vidées de leur substance propre (y compris l’athéisme si l’on considère qu’il en est une), voici deux témoignages d’évêques catholiques français: l’un, Monseigneur Centène, évèque de Vannes, dans la revue Famille Chrétienne, et l’autre,  Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne dans l’hebdomadaire local « La Semaine du pays Basque« :

Mgr Centène :

« Notre vie, la vie de l’Église est entre les mains du Seigneur, pas des instances gouvernementales. La persécution, qu’elle soit frontale ou plus pernicieuse, est le lot du disciple de Jésus-Christ, prêt à donner jusqu’à sa vie pour témoigner de la vérité tout en pardonnant à ses bourreaux. Mais que cette réalité ne soit pas un prétexte pour nous enfermer dans un silence coupable, signe d’un abandon de nos frères et sœurs, d’une résignation face au scandale de l’injustice. Plus largement, il en va du respect de la dignité de tout être humain, chrétien ou non, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. [...]

Souvent, on pense que les chrétiens du Proche et du Moyen Orient bénéficient d’une relative liberté de culte. Or, la liberté religieuse, ce n’est pas seulement la liberté de culte. C’est aussi la liberté de conscience et donc la possibilité de se convertir au christianisme sans être persécuté. Il n’existe pas de vraie liberté de conscience lorsque certains États tolèrent, voire promeuvent, le viol de la conscience par des moyens que le simple respect de la justice et de la dignité humaine réprouve. [...]

En Occident, cette conception de l’homme et de la dignité humaine est issue de l’évangélisation de la culture. La grande erreur de nos hommes politiques est de croire que ces valeurs sont universellement reconnues. Notre mentalité culturelle a été façonnée par vingt siècles de christianisme. Cela a permis le développement en France et en Occident de notions fondamentales, telles que la dignité de la personne humaine ou la distinction des pouvoirs spirituel et temporel, que l’on nomme aujourd’hui – dans une acception erronée – la laïcité. Les Français croient souvent qu’ils le doivent à la pensée moderne ; ils ne savent plus qu’elle a pourtant pour origine cette phrase du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). La philosophie chrétienne, à la lumière de la Révélation, a ainsi établi une distinction entre pouvoir spirituel et temporel.

La laïcité est donc pour vous d’origine chrétienne ?

Oui, et le malheur de notre temps est d’avoir vu cette distinction comme une séparation radicale excluant Dieu et la religion de la vie sociale pour prétendre les enfermer dans la sphère privée des consciences. D’un côté, les instances gouvernementales des nations européennes refusent de reconnaître leurs racines chrétiennes. De l’autre, elles s’obstinent à croire universellement partagé un reliquat perverti des valeurs sur lesquelles ces nations furent bâties. Cette confusion des idées, qui ne reposent plus sur un socle philosophique solide, nous rend incapables d’analyser la réalité sans angélisme ni complaisance. Ce qui laisse la part belle aux fondamentalismes, religieux, areligieux, ou politiques, devant lesquels nous sommes devenus impuissants. [...] Parce que cette notion de distinction des pouvoirs est entrée dans la culture occidentale, nos hommes politiques s’imaginent qu’elle est une composante universelle de la pensée. Cette conception n’est pas partagée par tous et notamment par l’islam. L’islam ne sépare pas pouvoirs spirituel et temporel. Il n’accepte pas non plus, avec raison, que la religion soit confinée à la sphère privée. Au contraire il les confond, au point de considérer la laïcité comme un véritable blasphème. »

 Mgr Aillet:

« En premier lieu, la laïcité est une notion fondamentalement chrétienne, qui trouve son origine dans l’enseignement du Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc, 12, 17). [...] La laïcité consiste donc à distinguer la sphère politique et la sphère religieuse, mais attention : cette distinction, tout à fait essentielle, que l’Islam semble méconnaître au prix d’une confusion de nature théocratique entre le « pouvoir temporel » et le « pouvoir spirituel », n’est pas non plus une séparation. De ce point de vue, la vraie, la saine laïcité n’a rien à voir avec un certain laïcisme parfois sectaire et intolérant qui entend faire de la religion une affaire strictement privée : la religion s’incarne nécessairement dans un certain nombre d’œuvres et d’institutions (des paroisses, des communautés, des écoles, des œuvres de toutes sortes) que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer, et plus fondamentalement, la foi ne peut pas ne pas avoir certaines implications sociales et politiques.

La laïcité ne saurait non plus consister à séparer la politique de la morale, car il existe au-dessus des lois civiles, des valeurs humaines, universelles et transcendantes, dont nul Etat ne peut s’affranchir.  [...] il est parfaitement légitime que l’Eglise ou les églises puissent prendre part au débat démocratique et s’exprimer, au même titre que d’autres institutions, sur un certain nombre de sujets de société, notamment ceux qui touchent à la dignité de l’homme, ou que les chrétiens, comme les croyants de toutes confessions religieuses, qui sont des citoyens comme les autres, puissent s’engager en politique en vue de la justice sociale. »

 

Voici une mise au point qui fait réfléchir….

Guy d’Aulrois

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