Hitler et les Chrétiens

Voici quelques citations du tristement célèbre Adolf Hitler sur l’Eglise et le Christianisme :

« Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. »

« Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. »

« Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. »

« Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. » 

« L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. » « la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste. » 

« Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église. »

Qu’on n’aille pas après, nous chanter l’éternel refrain de l’Eglise collaboratrice…

Guy d’Aulrois


Archive pour janvier, 2011

Benoît XVI avait raison

Le Pape a scientifiquement raison…

Du directeur du Projet de recherche sur la prévention du sida à l’université de Harvard aux Etats-Unis, Edward C. Green :

G « Le Pape a raison. Ou pour répondre plus précisément : les meilleures données dont nous disposons confirment les propos du Pape. Il existe une relation systématique, mise en évidence par nos meilleures enquêtes, y compris celles menées par l’organisme “Demographic Health Surveys” financé par les Etats-Unis, entre l’accès facilité aux préservatifs et leur usage plus fréquent et des taux d’infection par le virus du sida plus élevés, et non plus faibles. Cela pourrait être dû en partie au phénomène connu sous le nom de “compensation du risque”, ce qui veut dire que lorsque l’on a recours à une “technologie” de réduction du risque comme le préservatif, l’on perd souvent le bénéfice lié à la réduction du risque par une “compensation” qui consiste à prendre davantage de risquesqu’on ne le ferait en l’absence de technologie de réduction du risque. » (Edward C. Green)

Bref, le pape Benoît XVI n’a fait que remarquer l’échec, du moins la non-réussite de la politique du préservatif en rappelant que les seules techniques qui protègent à 100 % du virus du SIDA ou d’autres maladies sexuellement transmissibles restent à l’heure actuelle l’abstinence et la fidélité. Où est le scandale? Sur quel point s’est-il trompé? Il ne s’agit ni d’éthique ni de religion mais de santé et le tapage médiatique qui s’est élevé contre ces propos montrent bien le malaise de notre société qui n’arrive à trouver à ces problèmes des solutions autres que celles naturelles proposées depuis des siècles par l’Eglise…

Guy d’Aulrois

La Gauche, mère de la Collaboration

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Charette un brigand de la Révolution Française?

Charette un brigand de la Révolution Française? dans Ancien Régime 25779_351805672419_551537419_3580003_4122609_a

« J’ai lu une histoire de la Vendée, si les détails, les portraits sont exacts Charette est le seul grand caractère, le véritable héros de cet épisode marquant de notre révolution, lequel, s’il présente de grands malheurs, n’immole pas du moins notre gloire. On s’y égorge, mais on ne s’y dégrade point, on y reçoit des secours de l’étranger, mais on n’a pas la honte d’être sous sa bannière et d’en recevoir un salaire journalier pour n’être que l’exécuteur de ses volontés. Oui, Charette me laisse l’impression d’un grand caractère, je lui vois faire des choses d’une énergie, d’une audace peu communes, il laisse percer du génie. »

                                                                                                                                                                            Napoléon 1er

PIE XII et la Collaboration

PIE XII et la Collaboration dans Histoire de l'Eglise pie12

Le Pape Pie XII (Eugenio Pacelli) accusé d’intelligence avec Hitler a vu son chef d’accusation réduit à celui d’avoir gardé le silence face à la politique nazie contre les juifs…

Le Polémiste croit fermement que ce nouveau chef d’accusation est aussi injuste que le premier, et vous propose de lire un article écrit par Laurent Dandrieu et paru dans Valeurs Actuelles le 21/01/2010:

Par Laurent Dandrieu

La légende noire de Pie XII ne résiste pas à l’examen des faits. Mais à travers lui, c’est la papauté qui est visée.

C’est le type même du débat désespérant, où les mêmes sempiternelles calomnies, mille fois réfutées par les historiens, sont ressorties ad libitum comme autant de faits indiscutables. Du dossier à charge où les médias ne veulent entendre qu’un son de cloche. De la polémique anachronique où, douillettement installé dans un confort moral sans risque, on réclame d’un acteur du passé une attitude prophétique quand il ne pouvait se soucier que d’efficacité ; où les jugements abrupts des publicistes d’aujourd’hui prennent le pas sur les témoignages des acteurs de l’époque, et où la louange de survivants de la Shoah assurant Pie XII de leur gratitude éternelle ne pèse rien face à la condamnation pressée des nouveaux juges.

De quelque côté qu’on le prenne, le dossier instruit contre Pie XII apparaît singulièrement vide, malgré les quarante ans où, comme nonce en Allemagne (1917-1929), puis comme secrétaire d’État du Vatican (1930-1939), enfin comme pape (1939-1958), Eugenio Pacelli fut au coeur de la vie de l’Église.

Défiance vis-à-vis du judaïsme, voire antisémitisme ? Aucun fait, aucune citation ne vient jamais appuyer cette accusation à l’encontre de celui qui fut le principal rédacteur de l’encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge (1937),qui condamnait le nazisme et ses délires racistes, et l’organisateur de sa distribution clandestine dans toute l’Allemagne, au nez et à la barbe des nazis. On accuse régulièrement Pie XII d’avoir enterré une nouvelle condamnation préparée par son prédécesseur, qui en réalité ne dépassa jamais le stade du projet. Or, Pie XII, dès sa première encyclique, Summi Pontificatus (1939), a émis une nouvelle condamnation du racisme, dont 88 000 exemplaires furent largués au-dessus de l’Allemagne par l’aviation française pour y affaiblir le nazisme.

Dans son livre Pie XII et les Juifs, le rabbin David Dalin note que les détracteurs de Pie XII ne parlent jamais des nombreuses amitiés juives nouées par Eugenio Pacelli, en Allemagne ou à Rome. Pie XII, qui fut, note-t-il encore, « le premier pape qui, dans sa jeunesse, a participé à des repas de sabbat chez des juifs », dans la famille d’un grand ami de sa jeunesse romaine, Guido Mendes, qu’il aidera à se réfugier en Suisse après les mesures antisémites de 1938. À cette époque, nombre d’intellectuels juifs furent chassés de l’université italienne ; Pie XII procura des postes à plusieurs d’entre eux à la Bibliothèque vaticane ou à Radio Vatican, où pour la première fois un juif fut invité à tenir une chronique régulière

Sympathie pour le régime nazi ? Cette thèse ne résiste pas aux innombrables condamnations du régime, protestations officielles contre ses exactions, propos publics ou privés condamnant la perversité du régime nazi. L’argument souvent utilisé est le concordat de 1933 entre le Vatican et l’Allemagne,négocié et signé par Pacelli, dans lequel ses détracteurs veulent voir un quitus idéologique accordé au régime hitlérien.Or, Pie XI avait envisagé de négocier un pareil concordat avec la Russie soviétique, lui qui a défini le communisme comme « intrinsèquement pervers ». Pareil concordat visait seulement à donner aux catholiques un statut qui les protège, surtout quand se profilaient des persécutions,qui étaient inévitables en Allemagne nazie. Même John Cornwell, dans son livre à charge Hitler’s Pope (devenu en français le Pape et Hitler), est obligé de reconnaître que, pendant la négociation du concordat, Pacelli « ne fait aucun effort pour dissimuler la répugnance que lui inspirent les agissements de Herr Hitler.[…]Il déplore la persécution des juifs, […] le règne de terreur auquel la nation est soumise ».

Les nazis, eux, n’ont d’ailleurs jamais confondu l’affection indéniable de Pie XII pour l’Allemagne avec une quelconque sympathie pour leur régime. Comment l’auraient-ils pu alors que – exemple entre cent –, inaugurant la basilique de Lisieux en 1937, Pacelli parlait de l’Allemagne comme « cette grande et noble nation que de mauvais bergers égarent sur les chemins dévoyés de l’idéologie de la race ». En 1939, la presse allemande s’affligera de l’accession au pontificat de celui qu’elle a constamment dénoncé comme un « ami des juifs » s’étant « toujours opposé au nazisme ».

Obsession anticommuniste, qui aurait poussé Pie XII à voir dans le nazisme un utile rempart contre le bolchevisme ? Pur fantasme : en janvier 1940, dénonçant la « barbarie » nazie en Pologne, Radio Vatican affirme que « les Allemands usent des mêmes moyens, et peut-être encore pires, que les Soviétiques eux-mêmes ». Le 6 mai 1940, alerté par des Allemands antinazis, Pie XII fait prévenir les Alliés de l’imminence de l’offensive allemande sur le front occidental. À l’ambassadeur de France Léon Bérard,nommé par Vichy, Pie XII confia : « Je redoute Hitler plus que Staline. »

Le pape d’Hitler ? Une édition du livre de John Cornwell, mettant en couverture une photo du nonce Pacelli en 1927, salué par deux soldats allemands de la République de Weimar, la présente comme une photo prise en 1939, à l’issue d’une entrevue avec les dirigeants nazis qui n’eut jamais lieu ! Lors du couronnement de Pie XII, Hitler fut le seul chef d’État à ne pas envoyer de représentant. Le “pape d’Hitler” ne l’a en réalité jamais rencontré,Pie XI et Pacelli ayant même ostensiblement choisi de quitter Rome pour Castel Gandolfo lors de la visite du Führer à Rome, en 1938. De récentes découvertes ont confirmé l’exis-tence d’un projet d’Hitler, aux alentours de juillet 1943, pour faire assassiner Pie XII. Il ne faisait d’ailleurs que lui rendre la politesse car, en 1939, Pie XII avait accepté de servir d’intermédiaire entre le général allemand Ludwig Beck et les Britanniques, en vue de faire assassiner Hitler, que Pie XII qualifia un jour de « possédé ».

Le silence du pape ? «Pendant les dix années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyre effroyable, la voix du pape s’est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes » : ainsi,pour Golda Meir, ministre des Affaires étrangères d’Israël lors de la mort de Pie XII, le 9 octobre 1958, « la voix du pape s’est élevée » ! Le thème du “silence”de Pie XII est presque inexistant jusqu’aux années 1960. C’est le retentissement mondial, en 1963, de la pièce de l’Allemand Rolf Hochhuth, le Vicaire(adaptée au cinéma par Costa-Gavras en 2001 sous le titre Amen), qui va lui donner vigueur. On sait depuis 2007, par les révélations d’un ancien chef des services secrets roumains, le général Pacepa, que ce retentissement avait été orchestré par la désinformation du KGB. Dans Amen, Costa-Gavras va jusqu’à tronquer le message du pape de Noël 1942 du passage où il évoque les « centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part,mais seulement pour des raisons de nationalité ou de race, sont destinées à la mort ou à un progressif dépérissement ». Feindre de croire qu’une formulation plus vigoureuse aurait pu freiner en quoi que ce soit les persécutions relève de l’infantilisme. La forte protestation des évêques des Pays-Bas contre les persécutions antisémites, en juillet 1942, avait eu pour seul effet d’étendre ces persécutions, notamment aux juifs convertis, dont la carmélite Edith Stein. Aux grandes déclarations solennelles, Pie XII préfère donc les interventions au cas par cas. En 1943, sa menace d’une intervention publique suffit à arrêter la rafle de Rome, permettant à l’Église de sauver 80 % des juifs romains. En Hongrie, un message public de Pie XII au régent Horthy, en 1944, parvint à faire cesser les déportations, jusqu’à l’arrestation de Horthy par les nazis. En Pologne, en revanche, l’archevêque de Cracovie avait supplié le pape de cesser ses protestations, qui ne faisaient qu’aggraver la situation.

L’indifférence au sort des juifs ? D’après ses détracteurs, Pie XII ne s’intéressait qu’au sort des catholiques. Or, les témoignages abondent en instructions données par Pie XII, oralement ou par écrit, de tout risquer pour sauver le maximum de juifs – soit en les cachant, soit en leur donnant des faux papiers, certificats de baptême ou passeports (plus de 20 000 distribués rien qu’en Hongrie, selon Raul Hilberg).En outre,le pape s’impliquait personnellement : membre d’un réseau clandestin ecclésiastique destiné à aider les juifs pourchassés, le père Giancarlo Centioni souligne que les fonds utilisés venaient de Pie XII. Quand commencèrent les déportations des juifs romains, Pie XII leur fit ouvrir toutes grandes ses portes. Plusieurs centaines trouvèrent refuge au Vatican, et plus de trois mille dans la résidence d’été du pape, à Castel Gandolfo. La modération des protestations de Pie XII visait aussi à ne pas attirer l’attention sur les innombrables institutions catholiques qui cachaient des juifs, dans toute l’Europe.Le bilan de ces actions menées sur ordre de Pie XII fut considérable : historien israélien,Pinchas Lapide écrit que son rôle « a été déterminant pour sauver au minimum 700 000, si ce n’est jusqu’à 860 000 juifs, d’une mort certaine ». Le Dictionnaire historique de la papauté (Fayard) évalue à un million le nombre de juifs sauvés par l’Église.

“Une énorme matraque contre l’Église et la tradition”

Alors,pourquoi cet acharnement sur Pie XII, qui a plus parlé et agi contre l’antisémitisme que n’importe quel leader de l’époque ? Ni Roosevelt ni Churchill n’ont condamné la Shoah, et nul ne le leur reproche. De Gaulle, s’étonne Serge Klarsfeld,« est considéré comme un saint en France » alors que, « après la rafle du Vél d’Hiv, [il] n’a pas élevé la voix ». Le rabbin Dalin a une explication : à travers Pie XII, c’est une certaine conception du catholicisme que visent ses détracteurs,qui «utilisent purement et simplement la Shoah comme une énorme matraque contre […] l’enseignement catholique traditionnel.[…] La controverse sur Pie XII est typique de cette lutte du progressisme contre la tradition, qu’il faut bien reconnaître pour ce qu’elle est, c’est-à-dire une agression contre l’Église catholique, en tant qu’institution, et contre la religion traditionnelle ». «Utilisation abusive de la Shoah à laquelle les juifs doivent s’opposer », écrit-il – à quoi l’on ajoutera : et plus largement tous ceux qui ne peuvent se résoudre à ce que les relations judéo-chrétiennes fassent les frais de cette manipulation de l’Histoire à des fins partisanes.

À lire
Pie XII, d’Andrea Tornielli, TemporaÉditions du Jubilé, 812 pages, 32 €.
Le Pape et le Diable, d’Hubert Wolf, CNRS Éditions, 340 pages, 25 €.
Pie XII et les Juifs. Le Mythe du pape d’Hitler, de David Dalin, Tempora, 240 pages, 19,90 €.
Pie XII et la Seconde Guerre mondiale, de Pierre Blet s.j., Perrin, coll. “Tempus”, 336 pages, 9 €.

La Christiannophobie qu’on le veuille ou non est devenu un fait que l’on devrait combattre au même titre que l’antisémitisme.

Vous avez dit Egalité ?

Guy d’Aulrois

La Foi et la Vie Eternelle

La Foi et la Vie Eternelle dans Spiritualité ciel

 Voici une jolie parabole écrite par un anonyme, chacun saura reconnaître les parallèles spirituels qui s’y trouvent:

         Deux jumeaux bavardent dans le sein maternel…

- Dis donc, tu penses que ça sera comment notre vie après la naissance ?

- Notre vie après la naissance ? Tu crois à ces sornettes, toi ?

- Mais bien sûr ! C’est le but de notre vie ici-bas. Nous avons été mis là pour grandir et nous préparer. Pour devenir assez fort afin d’ affronter l’épreuve de l’accouchement et la vie à venir.

- La vie du monde à venir ? Mais c’est complètement absurde ! Et selon toi, ça se passerait comment là-bas?

- Je ne sais pas trop moi ! De toute façon, ça doit être plus lumineux qu’ici.

- Ah oui ? Et qu’est ce qu’on fera?

- On pourra… je ne sais pas, moi, se promener, manger des bonnes choses, voir de beaux paysages…

- Manger quoi ? Se promener où ? On a déjà du mal à se retourner ici. C’est n’importe quoi ! Il est impossible de marcher et nous avons le cordon ombilical qui nous nourrit. Je veux simplement te faire remarquer : la vie après la naissance ne peut pas exister parce que notre vie, le cordon, est déjà trop courte. Et puis quels spectacles ? Tu peux me décrire, toi, ce qu’il y a là-haut, comme tu dis ?

- Ben… Evidemment, ça ne sera pas comme ici-bas. Il y a aura des différences….

- Enfin, sois un peu raisonnable ; personne n’est revenu de là-haut ! Personne ! Avec la naissance, la vie se termine. Point ! Et franchement, la vie est une grande souffrance dans l’obscurité.

- Bon, c’est vrai qu’on ne sait pas comment ça va se passer. Mais au moins, on découvrira notre mère!

- Notre mère ??? Tu y crois toi ? Et elle est où notre mère ? – Ben ici. Partout ! Sans elle on ne pourrait même pas vivre ! Elle est partout autour de nous, et nous sommes en elle! Nous bougeons à cause d’elle et grâce à elle, nous nous déplaçons et nous vivons! Sans elle, nous n’existerions pas.

- Pure superstition ! Moi, je ne l’ai jamais vue « notre mère » comme tu dis. D’ailleurs si elle existait, elle s’arrangerait pour qu’on soit un peu plus à l’aise ici-bas. Non, mon vieux, je te le dis : après la naissance, pfujttt ! Plus rien. Rideau !

- Je ne suis pas de ton avis. Tu sais, de temps en temps, quand nous sommes bien tranquilles, il m’arrive d’entendre quelque chose qui vient de là-haut. Comme la voix à peine perceptible et en même temps très proche d’une personne qui nous aime, on peut l’entendre chanter et sentir comment elle caresse notre monde. Et cette personne, Je suis sûr qu’on la verra un jour. Je crois fermement que notre vraie vie commence seulement après la naissance !

Le « Che » est-il un héros, sinon un modèle ?

Le  

Devenu l’icône révolutionnaire des idéalistes en tout genre, il convient de faire un bref rappel historique de ce que fut celui que l’on nommait Ernesto « Che » Guevara….

    Ernesto Guevara de la Serna naît le 14 juin 1928 à Rosario (Argentine) de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna tous deux d’ascendance irlandaise et espagnole noble.

    Dès son jeune âge, Ernesto se fait remarquer pour  ses opinions radicales. Élève brillant mais très dissipé par sa soif de voyage et d’aventures, il renonce à ses études d’ingénieur pour s’orienter vers celles de médecine en 1947.

    Il se met alors à voyager  et entreprend un tour de l’Amérique du Sud en moto avec son vieil ami de gauche réformiste Alberto Granado et va découvrir toute la misère des populations de cette partie du monde.

    Tirant de ce voyage la conclusion que « les inégalités socio-économiques ne peuvent être abolies que par la révolution », Ernesto va se tourner résolument vers le marxisme; il commence donc par rompre avec sa famille et rejette en bloc toutes les valeurs reçues dans sa belle jeunesse.

    Il  parcours la Bolivie, le Pérou, l’Equateur, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, Salvador, puis le Guatemala participant aux diverses révolutions et réformes sociales de masse tout en se familiarisant avec les armes.

      Ponctuant toutes ses phrases par l’interjection argentine « che » il se verra attribuer ce surnom par la suite.

      C’est aussi au cours de ces périples qu’il achève sa formation, selon ses propos, de « vrai révolutionnaire ».

      Il part à Mexico en 1954 après avoir obtenu son diplôme en médecine (cette obtention fait encore l’objet de débat)

      Il va alors y rencontrer Fidel Castro pour qui il tombe en réelle admiration.

      Il le suivra aveuglément par la suite sans aucun état-d’âme ni aucune remise en question jusqu’à la fin de sa vie, ce qui lui valut le sobriquet péjoratif de « chien de Castro ».

      S’enrôlant dans les troupes des frères Castro, le Che va rapidement se distinguer par ses faits d’armes et acquérir la réputation de « guérillero hors-pair ». Si l’on ne peut lui reprocher son « aptitude à la lutte armée » on peut largement émettre des objections quant à la forme prise par son engagement:

      Le 2 décembre 1956, il participe au débarquement à Cuba et devient rapidement le maître de tout ce qu’il trouve sur son passage, suscitant alors la jalousie de Fidel Castro qui l’empêche de rentrer en premier dans la Havane.

-> Celui qui le fit fut étrangement victime, peu après, de « mort accidentelle »;  son camarade  fut emprisonné à vie…

      Dès lors il se fait remarquer par sa brutalité envers tous ceux qu’il juge ennemi de la révolution, comme l’exécution d’un enfant soldat coupable de vol de nourriture.

-> Il acquiert le nouveau surnom de « el carnicerito », le petit boucher. Il va montrer un acharnement particulier à exécuter systématiquement les opposants afin d’éradiquer toute opposition et devient responsable de la prison de La Cabana. Il n’hésite pas non plus à innover dans les formes d’exécution, de torture, ou de « services moraux » , comme laisser les prisonniers sans boire ni manger ni dormir pendant 40 h… On recense officiellement 550 personnes exécutées en 1959 durant son mandat à La Cabana.

       Dans les faits, le Che n’est cependant pas le plus meurtrier, Raul Castro se flatte d’avoir fait fusiller 68 personnes en une seule journée à l’est du pays.

-> Néammoins, Guevara reste moralement le plus convaincu et le plus fanatique de ce système de répression: grand admirateur de la Terreur de 1793, il écrit le 5 février 1959 « Les exécutions ne sont pas seulement une nécessité pour le peuple de Cuba mais également un devoir imposé par ce peuple », il persiste et signe en 1964 : « Nous avons fusillé et nous fusillerons tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort ».

       On attribue communément à Fidel Castro toutes les mesures d’organisation de l’île alors que le Che a eu une grosse part d’initiatives comme la création du premier camp de travail correctif afin de   »rééduquer les opposants à la révolution cubaine ».

        Mais Guevara ne se limite pas à la répression politique. Il se lance dans une politique socialiste de réforme agraire, de mise en commun des terres et d’éradication de la propriété privée pour que l’île devienne auto-suffisante.

-> C’est un échec total ! Le contrôle militaire absolu de tout ce qui touche à l’agriculture est atteint alors que le déficit monte en flèche  (il est multiplié par 26!) si bien qu’en 1965 Cuba est contraint de revenir à la monoculture de la canne à sucre.

       L’île perd ainsi son indépendance et ne survit que par l’aide des pays frères.

-> Guevara, en bon communiste qui méprise l’argent, reste vivre néammoins dans un des quartiers privés les plus riches de la Havane.

       Entre temps il part en URSS en 1960 où il est ébloui par l’idylle communiste russe. Guevara s’affirme entre-autre admirateur du défunt Staline: « Celui qui n’a pas lu les quatorze tomes des écrits de Staline ne peut pas se considérer comme tout à fait communiste ».

      Mais comme tout éblouissement, cette idylle ne dure pas : il se détourne de l’URSS lui reprochant d’avoir refusé la guerre nucléaire contre Kennedy, ces reproches vont passer du ton de désillusion à celui de la violence : au séminaire afro-asiatique d’Alger en 1965, il insulte carrément les représentants russes.

      Castro, gêné par cette contre-publicité décide de l’envoyer en Afrique et publie une lettre de Guevara qui déclare renoncer à toutes ses fonctions à Cuba. Ce dernier s’effondre en reconnaissant sa lettre qui devait à l’origine être posthume…

-> Le Che tente au Congo comme en Bolivie de mettre sur pied, comme il déclare avec son élégance habituelle  »une armée de parasites » mais il échoue… Il aura quand même réussi à rencontrer le grand marxiste Désiré Kabila, également brillant en extermination.

-> Partout il essaie de monter des guérillas, de créer « un, deux, trois, de nombreux vietnam » mais même ses propres soldats se lassent et le laissent peu à peu tomber.

       Il est capturé le 8 octobre 1967 par l’armée bolivienne.

-> Le courageux guérillero, qui méprisait ceux qui avaient peur de la mort ou qui ne savaient y faire face, s’exclame : « Ne tirez pas, je suis Che Guevara et j’ai plus de valeur pour vous vivant que mort! »

       Il est fusillé le lendemain sans aucune cérémonie…

-> Castro s’empare alors de la mésaventure de son « pantin » pour en faire un martyr politique. On connaît suffisamment maintenant l’habileté des régimes communistes autoritaires de l’époque pour imaginer la rapidité à laquelle le Che passa de brute idéaliste à icône de la révolution socialo-communiste.

-> Le commerce n’a eu plus qu’à finaliser le tout et voilà qu’aujourd’hui  »El commandante Che Guevara » est l’icône des ados boutonneux (qui ne connaissent du Che que la magnifique chanson « hasta siempre » remuant leur petit coeur de cet esprit de révolte que l’on a tous plus ou moins eu lors de notre crise d’adolescence), et celle des communistes, anarchistes, et autres fantaisistes révolutionnaires trop heureux de récupérer une occasion de montrer un joli visage du communiste sur un t-shirt… 

Pour conclure:

1°) Le Che est-il un héros?

Dictionnaire de l’Académie Française:

« Demi-dieu de lantiquité. Les héros de la Fable. Hercule, Achille, énée étaient des héros. »

-> Le Che semble très éloigné de la mythologie grecque, il ne fait aucun doute là-dessus, regardons la suite :

« Il se dit plus ordinairement de Ceux qui se distinguent par une valeur extraordinaire, qui obtiennent à la guerre des succès éclatants, qui exécutent de grandes et périlleuses entreprises. Les héros de l‘Iliade. Les héros de lantiquité. Vaillant héros. Il mourut en héros. Le modèle des héros. « 

-> si l’on fait abstraction des dires de ses détracteurs, le Che était un bon militaire qui a su se distinguer par ses exploits. Oui mais si l’on ne tient compte que du côté militaire, Hitler fut aussi bon stratège et a réussi bien plus de faits d’armes, or nous sommes d’accord sur le fait que ce dernier est tout sauf un héros. Poursuivons donc:

« Il se dit, dans un sens plus général, de tout homme qui se distingue par lélévation et la force du caractère, par une grande noblesse dâme, par quelque haute vertu. Il sest comporté en héros. Cest un héros de sagesse, de désintéressement, de constance, etc. On l‘emploie quelquefois en ce sens par plaisanterie.

-> Au vu de son caractère particulièrement brutal, même si l’on admet que son comportement fut exagéré par les propos des anti-communistes de l’époque, il est difficile de dire du Che qu’il était quelqu’un de vertueux à partir du moment où il s’est vanté être responsable de la mort d’une quantité d’hommes qui osaient penser autrement que lui… Le  »petit boucher » de la cabana avait beau être paradoxalement clément quelquefois envers ses ennemis (les exemples sont étrangement plus difficiles à trouver), delà à lui attribuer le qualificatif de héros, on dérive vers des tendeances très douteuses…

-> à la limite Guevara correspondrait à la fin de la définition quoique ses actes durant sa vie ne font pas particulièrement sourire…

2°) S’il n’est pas un héros, peut-il être quand même un modèle pour la société d’aujourd’hui?

-> Il a toujours fait passer l’homme après ses idéaux en n’hésitant pas à le supprimer en masse  : « suspendre les exécutions reviendrait à irriter le peuple » ou « Les exécutions ne sont pas seulement une nécessité pour le peuple de Cuba mais également un devoir imposé par ce peuple » ou encore « Nous avons fusillé et nous fusillerons tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort ». Le Che ne peut-être que le modèle d’une société de mort.

-> Il a toujours défendu une doctrine totalitariste:  »tout ce qui ne rentre pas dans l’éthique révolutionnaire doit être supprimé » justifiant ainsi l’exécution de 150 à 550 détenus parce qu’il ne remplissait pas les critères d’un révolutionnaire. Une société qui ne jure que par la démocratie et le respect des idées me parait bien risible lorsqu’elle encense le Che…

-> Il a ainsi toujours ouvertement piétiné les Droits de l’Homme  »imposés » par les occidentaux : «le frein des conventions bourgeoises sur les droits de l’homme avait été la raison de la chute du régime d’Arbenz au Guatemala »

Bref, considérer le Che comme un héros paraît inopportun et très largement abusif, quant à le prendre pour modèle, cela relève non seulement de l’indécence, mais aussi de l’inculture et de la plus profonde bêtise en regard d’un homme qui a torturé, exécuté, et ruiné la vie de milliers de cubains, sans tenir compte du désastre laissé derrière lui en Amérique Latine.

Enfin, aujourd’hui, une société qui soutient celui qui a durement et à vie reproché à l’URSS de n’être pas allé au bout de la guerre nucléaire est une société dangereuse qui doit à tout prix revoir ses modèles.

                         

     Guy d’Aulrois

Liens utiles : http://old.nationalreview.com/nordlinger/nordlinger200501050715.asp

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